Je Suis Mnarvie


This text is a contribution by an Algerian friend of PoF who kindly agreed to share some of her thoughts around today’s (and yesterday’s) preferred targets when feminism is projected on Muslim women and societies.
Happy reading!

Oui vous avez bien lu, il y a effectivement un E à Mnarvi.

Je vous rassure tout de suite, c’est ponctuel. Le temps d’un post seulement.

Merci à Mnarvi, le vrai, pour l’invitation🙂

Avec tous ces : Je Suis Ceci, Je Suis Cela, j’avais moi aussi envie d’être quelque chose. Comme tout le monde. De créer un #hashtag. D’être solidaire avec Mnarvi pourquoi pas ? Il y a tellement de choses qui se passent et qui sont causes d’énervement… Et comme je suis une femme : pas question de m’énerver sans un E ! Il parait d’ailleurs que l’une des grandes victoires du féminisme est celle d’avoir obtenu la féminisation du langage. Comme d’avoir ajouté un E à “écrivain” par exemple, ou bien à “auteur”. Dérisoire ? Et pourtant c’est bien une victoire pour certaines. Nous parlons du français, parce qu’en arabe il y a bien longtemps que le problème est résolu. Le Ta Marboutta est là pour ça ة . Oui, j’aurais pu écrire Je Suis Mnarvia et on se serait épargné cette dissertation…

Seulement, quelqu’un va me dire que مربوطة c’est “attachée”, “enchaînée”… alors qu’en fait c’est plutôt “liée”. Non pas, pieds et poings, mais du lien du sang, du lien de parenté, du lien de fraternité, du lien social… Ces liens sur lesquels les [certaines] féministes s’acharnent. A les entendre, à les lire, on croirait qu’elles sont sans famille. Le Patriarcat c’est le Mal disent-elles. D’ailleurs elles combattent farouchement le mâle. J’exagère ? Je viens juste de lire un article intitulé “l’histoire du féminisme et des Droits des femmes en Algérie“. C’est un speech en anglais dans une université en Colombie, où son auteure, une jeune algérienne, raconte à des étudiants colombiens une belle histoire : “Il était une fois, une reine du nom de Dihya. Elle régnait sur un empire grand comme ça! Il s’étalait de la Tunisie jusqu’au Maroc. Et il s’appelait la Numidie. Oui c’était après le passage des Romains, des Vandales et des Byzantins, et alors? C’était une femme fatale (!) Elle avait quitté son mari pour son amant. Et rien que pour ça, elle est la mère de toutes les féministes algériennes. Il ne faut pas l’appeler la Kahina, qui signifie sorcière, car c’est le nom que les méchants arabes lui ont donné pour la dénigrer”. Comme son titre l’indique c’est l’histoire du féminisme algérien, mais en version raccourcis, approximations, erreurs et autres excès. Ce serait trop long d’en faire tout l’inventaire ici. Je n’en ferai pas non plus pour cet autre article, que la même auteure a retweeté sur son compte. Et qui lui aussi commence, dès les premières lignes, avec des approximations et des erreurs : les femmes berbères d’Afrique du Nord, se seraient liguées (toutes?) pour combattre blablabla… Et ces femmes berbères qui ne sont absolument pas arabes, sont les descendantes des Carthaginois (!) Et ici nous sommes sur le New-York Times, il faut le préciser. La journaliste australienne a donné voix à une association marocaine féministe et berbère. Le point commun entre le premier speech et cet article – à part la “Reine” Dihya- est l’excès. Aucune place à la mesure, aucune distance, aucune frontière entre la légende et l’Histoire… Et puis pourquoi pas la Kahina, puisque les Chaouis adoptent ce nom ? Que dis-je ? Les Kabyles également. Combien de filles algériennes s’appellent Kahina ? Notre jeune auteure connait-elle Djamel Sabri (des Berbères) qui chante “Yemma El Kahina” ? Connait-elle un groupe de Batna du nom d’El Kahina ? Connait-elle Zoubida Assoul, une Chaouie, Magistrate, aujourd’hui Présidente d’un parti politique ? Zoubida Assoul parle normalement de la Kahina. Elle a d’ailleurs été membre d’une association appelée Aures El Kahina. Zoubida Assoul (féministe?) milite pour la suppression du tuteur pour la femme, dans l’Acte de mariage. Elle en parle du point de vue légal comme d’un paradoxe par rapport à la Constitution et vis-à-vis du Droit. Et elle justifie : “Bien sûr que toutes les femmes, quel que soit leur rang, ont besoin de leurs familles lorsqu’elles se marient“. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que chez nous, même un homme ne peut pas se marier sans sa famille. Sans sa Mère! “Sous le type patrilinéaire de la société algérienne, les spécialistes décrivent une structure d’essence matrimoniale (…) Derrière le patriarcat visible, manifeste, on affirme l’existence, plus capitale, d’un matriarcat de base.” Frantz Fanon (j’y reviendrai). Si jamais la présence du tuteur n’était plus exigée pour la validation d’un Acte de mariage, peut-on imaginer qu’une femme qui se marie sans son père (sans son accord) puisse revenir normalement à la maison et être reçue à bras ouverts par celui-ci ? Cela fera-t-il des mariages plus heureux? Des femmes plus heureuses ? Demandez à celles qui n’ont pas attendu une loi pour transgresser les codes et la tradition… Et pourquoi toujours cette fâcheuse tendance à l’excès ? “L’Algérie est le seul pays arabe où la femme ne peut pas circuler seule la nuit” nous apprend Maître Assoul. “Only in Algeria” peut passer quand ce n’est qu’un simple statut sur Facebook, ou “une façon de parler” dans la conversation… mais pas dans la bouche d’une Magistrate qui déclare que le débat devrait se faire sur des bases scientifiques et rationnelles. Et pourquoi sortir seule la nuit serait un critère de mesure de la “liberté” ? Les hommes que je connais ne sortent pas la nuit, ou bien à l’occasion, et jamais seuls. Si on devait faire des cas personnels des règles générales, je dirai que l’Algérie j’y suis née, j’y vis et j’y circule aussi. Dans les transports en commun et dans la rue. Ce n’est pas “le monde merveilleux de Sinane”, mais ce n’est pas non plus la “Jungle” que certain.e.s décrivent. Il y a en effet des quartiers plus dangereux que d’autres. Et ce n’est pas spécifique à l’Algérie, c’est un phénomène mondial. Tout comme ce qu’on appelle aujourd’hui le “harcèlement de rue” et qui hier était de la “drague” toute bête. Oui, il y a aussi des agressions et même des crimes malheureusement… A ce propos, je me demande où l’auteure de “l’histoire du féminisme…” s’est documentée pour raconter le drame de la famille Cherif de Magra, dans la wilaya de Msila. Celui de l’assassinat de leur fille Razika. Pourtant ce n’est pas les informations qui manquent. Elle lui rend hommage sans prendre le soin de vérifier les données pourtant largement disponibles. Elle déforme l’histoire de la femme (elle avait 40 ans et non pas “college student”) sans respect aucun pour sa mémoire. Sur les vidéos, on voit une famille dévastée : son père, son frère, son cousin (en plus de sa mère bien sur). N’y a-t-il pas là une “belle” histoire à raconter ? J’oubliais que pour les féministes en général, les hommes en général, et les hommes arabes/musulmans en particulier, n’ont pas de cœur. Ils n’aiment pas. Ils ne savent pas aimer. C’est bien connu !

Mais revenons au Ta Marboutta (si vous le voulez bien🙂 Marboutta peut aussi signifier “nouée”… Comme on nouerait un foulard par exemple. Ah le foulard ! Le nœud gordien !

Il y avait les femmes soumises au père, au mari, au frère… Les femmes contraintes par le poids des traditions, ou d’une “religion misogyne”… Bref, les femmes forcées à se couvrir. Mais lorsque des femmes voilées sont sorties et ont dit : nous nous voilons de notre propre chef, nous sommes bien maîtresses de nos choix, le discours a changé à un point tel, que le Hidjab est assimilé aujourd’hui à du #passiveterrorism, carrément ! Et ce n’est donc pas un hasard si une ministre française dite pourtant des “des Droits des femmes” en évoquant celles qui choisissent de porter le voile, dit : “Je crois que ces femmes sont, pour beaucoup d’entre elles, des militantes de l’Islam politique. Et je les aborde comme des militantes.” Cette phrase suivait une autre, abjecte, qui a provoqué l’indignation et continue d’être commentée. Elle avait dit : “y avait des nègres afric/, des nègres américains qui étaient pour l’esclavage, hein ?”. Certains ont réclamé sa démission, mais d’autres… des nègres l’emm… bien. Et moi aussi🙂

Mais ne tombons pas dans le panneau. L’intérêt financier est évident dans cette affaire. Cette interview et toute la polémique qu’elle a provoqué sont en même temps une promotion gratuite pour les marques citées. Mais si l’enjeu financier est évident, quel serait l’enjeu idéologique dont parle Bourdin ? Il y aurait un enjeu idéologique pour Marks&Spencer, le sioniste ?

Selon la Rossignol ces marques auraient justifié leur entreprise en expliquant qu’il s’agissait simplement de vêtements et qu’elles (les marques) ne faisaient la promotion d’aucun mode de vie. “Comme s’il y avait une dissociation entre les vêtements et les modes de vie”. Ce en quoi elle a raison à mon avis. Là où elle se trompe -ou peut-être pas tellement- c’est lorsqu’elle dit : “Or, dans l’Histoire, par exemple dans les années 60 (…) les femmes peuvent avoir un compte en banque (…) et en même temps les jupes raccourcissent. (…) Ce qui prouve bien qu’entre la tenue des femmes et leurs Droits il y a un lien. Parce que l’enjeu c’est celui du contrôle social sur le corps des femmes”. Ce ne serait pas plutôt le contrôle sur leur porte-monnaie ? L’industrie de la mode qui investit aujourd’hui dans le “voile” ne tenterait-elle pas tout simplement, de récupérer une clientèle qu’elle avait perdu ? Les femmes se voilent et consomment moins ? Soit ! Lançons des lignes de vêtements pour “elles” et envahissons le marché ! Le Hidjab (déformé) doit devenir aujourd’hui un produit comme tous les autres. On peut alors mieux comprendre ce phénomène des muslim fashionistas ou des hijabis hipsters, toutes nationalités confondues, qui se développe depuis quelque temps sur Youtube, entre autres… Elles font des vidéos et donnent des conseils pour se voiler “tendance” : quels foulards, quelles marques, quels accessoires, quel maquillage (!)… les nouvelles ambassadrices de la mode “islamique”. Aux USA, il y a même un World Hijab Day pour faire “tester” le Hidjab aux “autres”. Comme on ferait une journée de la confiture par exemple (culture américaine oblige).

C’est ainsi que la femme est dorénavant autorisée à porter le Hidjab si elle le porte avec “élégance”. Dans le cas contraire, elle sera affublée de tous les noms : en plus de celui de terroriste passive ou de militante politique, il y a la : tente, le camion bâché, le fantôme et même… le sac poubelle (!) ou autres doux sobriquets, lancés pourtant par des “intellectuels” (ils se reconnaîtront). Des prétendus intellectuels, qui déclarent à tout va “aimer”, “respecter” et “défendre” la Femme. Oui mais pas n’importe quelle femme, il ne faut pas exagérer quand même ! [Nos] intellectuels souffriraient-ils du complexe du colonisé? N’est-ce pas ce même complexe qui a participé à la disparition du Haïk ? Il y a eu le 13 mai 1958. Oui c’était une action des défenseurs de l’Algérie française. Mais, il y a eu (pour élargir le spectre) Bourguiba en Tunisie, qui qualifiait lui le Haïk de chiffon et avait décidé de dévoiler les femmes. Il avait tous les Droits lui, n’était-il pas le Père de la Nation ? (le patriarcat, ça a du bon !) Pour revenir chez nous, il y a eu aussi “Le charbonnier” un film dans le plus pur style propagandiste. Tout à la gloire de la Révolution et où, à la fin du film, et dans une scène chargée de symboles, la femme du charbonnier va finalement se dévoiler. Toute une symbolique qui va encourager même les mariées à enlever le Haïk pendant la cérémonie. En sortant de la maison paternelle (sous l’aile protectrice du Père) pour aller vers son nouveau foyer, la jeune mariée était largement couverte/protégée des regards par un Haïk. Certaines avaient alors décidé de le supprimer du cérémonial pour sortir à découvert en Robe blanche. C’est plus “chic” disaient-elles. Aujourd’hui, et comble de l’ironie, les mêmes “intellectuels” qui dénigrent le Hidjab appellent au retour du Haïk de “leurs” grands-mères. Il parait que nos grands-mères portaient le Haïk avec “élégance” et que le Haïk est “sensuel” (sans blague!). Contrairement au Hidjab (noir, mais sans comparaison possible avec la M’laya du Constantinois) importé de… d’Iran ? d’Arabie Saoudite ? Qu’importe, calqué sur d’autres cultures, c’est clair ! Comble de l’ironie (encore!) l’association ou le groupe censé porter cette noble action, et qui est celle de faire revivre le Haïk ne serait-ce que le temps d’une journée, s’est donné pour nom Belaredj (!) A Alger (du moins) belaredj qui est le nom arabe de la cigogne est un doux sobriquet aussi. Et c’est le Belaredj qu’on présente à la Maire de Paris, en visite à Alger ? On est carrément dans l’insulte, là !

Vous comprenez pourquoi Je Suis Mnarvia?

N.B : Pour ceux qui auraient oublié (ou ne connaîtraient peut-être pas) l’action de la France coloniale contre le Haïk (entre autres), je conseille la lecture (j’y reviens) de “Sociologie d’une révolution. L’an V de la révolution algérienne” de Frantz Fanon. Son auteur Psychiatre et Révolutionnaire ne peut être accusé ni d’islamisme, ni de machisme. D’ailleurs, il ne défend même pas le voile dans le premier chapitre qui est consacré à la question. Il note, il analyse, il explique. Extraits :

Nous allons voir que ce voile, élément parmi d’autres de l’ensemble vestimentaire traditionnel algérien, va devenir l’enjeu d’une bataille grandiose, à l’occasion de laquelle les forces d’occupation mobiliseront leurs ressources les plus puissantes et les plus diverses, et où le colonisé déploiera une force étonnante d’inertie. La société coloniale, prise dans son ensemble, avec ses valeurs, ses lignes de force et sa philosophie, réagit de façon assez homogène en face du voile. Avant 1954, plus précisément depuis les années 1930-1935, le combat décisif est engagé. Les responsables de l’administration française en Algérie, préposés à la destruction de l’originalité du peuple, chargés par les pouvoirs de procéder coûte que coûte à la désagrégation des formes d’existence susceptibles d’évoquer de près ou de loin une réalité nationale, vont porter le maximum de leurs efforts sur le port du voile, conçu en l’occurrence, comme symbole du statut de la femme algérienne. Une telle position n’est pas la conséquence d’une intuition fortuite. C’est à partir des analyses des sociologues et des ethnologues que les spécialistes des affaires dites indigènes et les responsables des Bureaux arabes coordonnent leur travail. À un premier niveau, il y a reprise pure et simple de la fameuse formule : « Ayons les femmes et le reste suivra. » Cette explicitation se contente simplement de revêtir une allure scientifique avec les « découvertes » des sociologues.

C’est la situation de la femme qui sera alors prise comme thème d’action. L’administration dominante veut défendre solennellement la femme humiliée, mise à l’écart, cloîtrée… On décrit les possibilités immenses de la femme, malheureusement transformée par l’homme algérien en objet inerte, démonétisé, voire déshumanisé. Le comportement de l’Algérien est dénoncé très fermement et assimilé à des survivances moyenâgeuses et barbares. Avec une science infinie, la mise en place d’un réquisitoire-type contre l’Algérien sadique et vampire dans son attitude avec les femmes, est entreprise et menée à bien. L’occupant amasse autour de la vie familiale de l’Algérien tout un ensemble de jugements, d’appréciations, de considérants, multiplie les anecdotes et les exemples édifiants, tentant ainsi d’enfermer l’Algérien dans un cercle de culpabilité.

Dans le programme colonialiste, c’est à la femme que revient la mission historique de bousculer l’homme algérien. Convertir la femme, la gagner aux valeurs étrangères, l’arracher à son statut, c’est à la fois conquérir un pouvoir réel sur l’homme et posséder les moyens pratiques, efficaces, de déstructurer la culture algérienne. Encore aujourd’hui, en 1959, le rêve d’une totale domestication de la société algérienne à l’aide des « femmes dévoilées et complices de l’occupant », n’a pas cessé de hanter les responsables politiques de la colonisation.

19 thoughts on “Je Suis Mnarvie

  1. Ca me fait bizarre de voir Mnarvi ecrit avec un e et c’est la meme chose pour ecrivain. L’habitude sans doute… En tous cas merci encore pour cette contribution enervee (?) et peut-etre enervante pour certains?

    Je ne vais pas non plus revenir sur les deux articles que tu as cites, je n’en pense pas beaucoup de bien et je partage les griefs que tu souleves a leur sujet. Je suis egalement d’accord sur la 2eme partie ou tu as parle du hidjab et sur Rossignol aussi qui n’est pas seule dans l’histoire: toute la classe politique francaise ne parle plus que de ca. Il y a des elections apres tout et des problemes autrement plus complexes qu’il s’agit de cacher derriere la cible facile et consensuelle. Et c’est vrai dans pas mal d’autre pays…

    Je vais donc parler de la premiere partie liee a ton commentaire par rapport a l’entretien de Assoul.

    • Tu dis que l’homme, comme la femme, ne peut pas se marier sans sa famille non plus. Je suis d’accord si on considere les usages. Mais cette similarite dans les usages n’est pas traduite dans la loi qui ne demande un tuteur que pour la femme. Et c’est le point que Assoul conteste.
    • Tu dis egalement que l’on peut difficilement imaginer un retour de la femme chez ses parents. Je suppose que tu parles dans l’absolu, ou retour peut signifier visite, et il est vrai qu’un desaccord ou meme une mesentente tend a casser les liens familiaux. Mais si l’on considere particulierement un retour “definitif” (apres un echec en mariage) et si l’on oublie les exceptions alors oui c’est difficilement imaginable. Mais on voit bien que la femme divorcee et ses enfants ne sont pas toujours les bienvenus chez ses parents meme s’ils avaient signe de leur sang leur accord, et ce tres souvent a cause de l’eventuelle charge economique que cela representerait.
      Bref, l’accord des parents ne garantit rien a ce sujet…

    Et dans les deux cas, tu parles des comportements des gens aujourd’hui et on sait bien que ceux-ci changent avec le temps, parfois meme tres vite si l’on considere l’Algerie des deux dernieres decennies. Les lois sont aussi la pour, a terme, modifier les comportements des gens si necessaire.

    • Sortir la nuit… Il est difficile de mesurer la liberte, Adam Schatz, l’ami de Kamel Daoud avait utilise les moeurs des amis cairotes de son amie egyptienne. Mais je peux tres bien concevoir que “sortir ou je veux quand je veux” soit un critere important de liberte individuelle que des personnes veulent avoir et qu’un etat pourrait ou devrait garantir. De par la securite evidemment, mais aussi en terme “d’acceptation” de la societe. Aujourd’hui, il est indeniable qu’un homme et une femme ne sont pas egaux quand on parle de sortir la nuit.
    • La “drague toute bete” d’hier. Je ne sais pas quand se situe “hier” et ce que ca veut dire de la drague toute bete.

    Voila
    Mnarvi sans le E mais avec un DZ🙂

    • Merci encore une fois, et désolée de squatter ton pseudo pour un temps encore😉

      C’est vrai que pour une meilleure clarté des idées et du texte, j’ai du rester sur une seule ligne. Si j’avais tempéré et dit : oui, mais… le post aurait doublé de volume. Et puis j’étais énervée, cheddit la gauche we’tracite😉

      Les points que tu soulèves risquent de nous donner deux ou trois posts supplémentaires. Alors je vais couper les réponses. Commençons par le “léger”🙂 J’ai bien choisi “toute bête” après drague, parce que c’est c’est exactement ce que c’est. Très souvent c’est plus un “jeu” qu’autre chose. Et même si c’est un jeu “bête”, c’est un “jeu” qui a ses “codes”. Parfois et lorsque le joueur ne s’arrête plus ou ne respecte plus ces codes, il peut (c’était aussi le cas “hier”) devenir du harcèlement carrément. Aujourd’hui, on qualifie de harcèlement de rue, ce qui n’est souvent que de la “drague”. Bien sur, je ne justifie pas, et j’excuse encore moins, mais je crois qu’une terminologie exacte aide à mieux cerner les problèmes. Exemple, et parce qu’il refait l’actualité. Julian Assange, de Wikileaks est accusé de viol en Suède. Le viol en question est assez “problématique”. La définition du viol dans ce pays est excessive. Cette définition multiplie les plaintes, et submerge la Justice. C’est ce qui risque d’ailleurs d’arriver chez nous, avec la loi modifiée sur le harcèlement, et les violences contre les femmes. La définition de la violence en elle-même, la difficulté de la prouver, etc… mais en attendant, on engagera des procédures, et on occupera la Justice dans des affaires qui pour certaines se réglaient au niveau familial. Mais ça c’était avant. On s’occupe moins par contre de traiter les causes de la violence. Oui l’Algérie a beaucoup changé du fait du grand bouleversement qu’elle a vécu. Mais le monde entier est en train de changer aussi. Toutes ces guerres et leurs conséquences désastreuses seront source de violence partout. C’est malheureusement une question de temps. Sortir la nuit ne sera pas recommandé même dans les pays les plus “tranquilles” autrefois. Pour l’Algérie, sortir oui, mais sortir où et pour faire quoi? Il est vrai que souvent dans les quartiers, les hommes occupent la rue dehors la nuit. Mais c’est souvent parce qu’à la maison, les femmes, les filles occupent aussi le territoire. Et les maisons n’étant pas forcément des palais, il n’y a pas de place pour tout le monde. Il y a des hommes qui sont contraints à rester dehors, on en parle moins.
      (1ere partie🙂

    • 2eme partie🙂
      Tu as cité hier Kamel Daoud et je n’ai pas relevé. Comment ai-je osé?
      Ce que j’ai dit hier à la fin de mon commentaire, a un rapport (en quelque sorte) avec ce qu’il raconte au sujet de la “misère sexuelle” qui malheureusement, et en effet peut exister mais pas pour les mêmes raisons évidemment. Ni de la même façon qu’il la raconte, lui il délire. Il prend ça de “haut” comme Marie Antoinette aurait dit : qu’ils mangent de la brioche! On lui aurait dit : il y a des pauvres qui ne mangent pas à leur faim, et qui n’ont pas de quoi subvenir aux besoins de leurs familles, il aurait répondu : mais qu’ils volent!!! Il y a des hommes, qui ne peuvent pas se marier à cause du chomage, de la crise de logement, de la cherté de la vie, du pouvoir d’achat : mais qu’ils pratiquent la délicieuse licence!!! Qu’ils sont misérables et miséreux ces musulmans, c’est pas croyable!
      C’était juste un intermède pour évoquer la “star” du mot (de passe) ou de (passe-passe) c’est au choix.
      Mais, le vrai sujet dont on ne parle pas est bien celui-là. Parce qu’en plus des hommes (célibataires) qui sont contraints de rester dehors, il y a aussi des hommes mariés, ou ceux qui vivent chez leurs parents, tandis que leur femme vit chez ses parents à elle. Il y a une émission sur Radio Bahdja qui est diffusée tous les lundis vers 16h, à l’occasion du déplacement de la radio dans une des communes d’Alger. Là les autorités locales sont face à la population, et les problèmes sont exposés en direct. La dernière fois, ils étaient à Bab El Oued, et il fallait l’entendre pour le croire. Des histoires dramatiques. Pas besoin d’aller très loin dans “l’Algérie profonde” pour constater les difficultés auxquelles font face les gens ordinaires. Des hommes dans la détresse, et on n’en parle [presque] jamais…
      Et puis pourquoi les féministes qui disent vouloir le bien des femmes n’iraient pas, par exemple, apprendre aux filles/femmes qu’elles ne sont pas une marchandise? Et qu’un mariage “cher” ne signifie pas un mariage heureux… Ces choses là, les féministes ne les disent jamais non plus! Au contraire! Pour preuve le 8 mars qui est à chaque fois l’occasion de jouer aux “princesses” et aux “précieuses”, de recevoir des compliments, des fleurs, des parfums et de faire la fête à l’Aurassi avec l’argent de la famille et de la solidarité. Voilà où en est le féminisme de pacotille.
      J’ai découvert pour les besoins de ce post, qu’il y avait beaucoup de femmes contre le féminisme déjà. Par exemple ici
      https://twitter.com/hashtag/womenagainstfeminism?lang=fr
      Bon, il faudrait pas que ça devienne un mouvement non plus :p Moi je ne militerai pas contre le féminisme, mais j’aimerai seulement que les féministes arrêtent de parler en mon nom. Quand elles disent المرأة il faudrait juste qu’elles se souviennent que je ne suis pas solidaire. Je serais bien naïve de croire qu’elles pensent à mon bien-être, mais on ne sait jamais🙂
      (fin de la 2eme partie🙂
      Je n’ai pas oublié Maître Assoul, mais le sujet mérite d’être développé à part, même si tout est lié.

    • 3ème partie🙂 (Je vais en faire un moussalssal tourki😉

      Finalement, j’ai trouvé une interview vidéo, donnée quelque jours avant celle d’El Watan, et où Maître Assoul parle du mariage et de ses frais excessifs, même si elle n’accuse pas la femme dans cette affaire. Alors qu’elle est (elle et sa famille) la principale concernée.
      Elle dit en même temps qu’elle n’aime pas les “fêtes” du mars et qu’elle n’y participe pas, voilà qui est une très bonne chose.
      Mais concernant le tuteur pour la validation du mariage, il y a une certaine confusion et des contradictions. D’un coté, les femmes ne se marient pas sans leur famille, aucune d’elles ne le veut. De l’autre il faut supprimer le tuteur. D’un côté il abuse de son autorité, d’un autre la femme a déjà le droit de choisir elle-même son tuteur devant la loi. Il va falloir nous expliquer la nécessité de focaliser sur ce “problème” et pourquoi en faire une priorité parmi les priorités? Bien sur que les conditions ne sont pas les mêmes pour l’homme et pour la femme pour contracter un mariage. Tout le monde le sait. Comme tout le monde sait que l’accord de la femme est primordial aussi. Cela n’a jamais empêché les abus. Est-ce qu’une nouvelle loi pourrait les empêcher? J’en doute. Comment une femme qui subit la pression d’un tuteur qui veut la marier de force, peut échapper à cette pression alors que la loi l’autorise déjà à choisir elle-même son tuteur? Et comment alors que sa présence à elle est aussi exigée pour conclure le mariage à la mairie ou devant un tribunal? Si elle ne peut pas dire à ce moment là qu’elle est contre ce mariage, elle ne pourra pas non plus se défaire du joug de ce tuteur “autoritaire” parce que la loi aurait changé. ça ne colle pas. A moins que le mariage se fasse “religieusement” uniquement, et là en effet, les abus sont nombreux et divers : un homme qui se marie en secret de sa première épouse, et la seconde accepte ces conditions “secrètes”. Un père/tuteur marie sa fille “jeune” à un homme beaucoup plus âgé mais “riche”, souvent aussi marié déjà, et donc on accepte le secret. La fille ici peut être d’accord, comme elle peut ne pas être d’accord. Le problème se situe en fait dans ces mariages “clandestins” qui souvent commencent “bien” et se terminent (ou pas) avec des problèmes sans fin. Le problème donc à mon avis est ailleurs, il est surtout pour la femme qui veut se marier sans l’accord de sa famille. Lorsqu’elle veut épouser qui elle veut, elle, alors que sa famille refuse ce mariage. Si son père, ou sa famille refuse, elle ne peut en effet pas se marier “légalement”, et aura recours au simple mariage “religieux”. Et c’est pour “légaliser” ce genre de situations que tout ce débat a lieu. C’est pour ça que j’ai posé la question : si une fille se mariait dans ces conditions, et que son mariage devenait “légal” devant la loi, cela l’aidera-t-il à revenir dans sa famille normalement après cela? Non, bien sur que non. Et c’est valable aussi pour l’homme, et c’est ce qu’on dit moins. Beaucoup d’hommes se sont mariés sans l’accord de leurs parents, et ont vécu isolés et bannis. Leurs parents peuvent parfois mourir, sans qu’ils aient eu le temps de se réconcilier. D’autres (hommes) n’ont pas épousé la femme qu’ils voulaient juste pour ne pas avoir à vivre cette situation ou pour ne pas faire de peine à leurs parents. Il ne s’agit pas ici de dire, si les parents ont raison ou tort, mais lorsqu’on parle de “pression” ou “d’autorité” ou parfois juste de “chantage sentimental” des parents ou de la famille, il faut avouer que celle-ci n’a rien avoir avec la loi. ça se passe en interne, dans le secret des familles. Et je n’ai pas parlé du divorce parce que ça, c’est une autre histoire. Personne ne souhaite pour ses enfants en général, et pas uniquement pour sa fille, le divorce. Parce qu’en effet, le divorce, s’il peut être une solution (parfois, et que ça ne devienne pas La tendance) est source de problèmes divers. C’est la fin d’un mariage mais c’est le début d’une “tragédie” (j’exagère peut être un peu, mais pas tellement). La famille qui était heureuse d’avoir marié sa fille, la voit revenir avec deux ou trois enfants en plus. Ce n’est pas facile à accepter, du point de vue social, et parce que cela va engendrer des difficultés à la chaine. Ce n’est pas facile à gérer et à vivre au quotidien. Alors, pourquoi ne pas chercher plutôt des solutions en amont? Ne dit-on pas qu’il vaut mieux prévenir que guérir?

      Tu remarqueras, que je n’ai pas abordé le sujet du point de vue religieux. Je ne suis pas habilité à le faire. Et la littérature sur le sujet ne manque pas. Maître Assoul parle de confusions et de contradiction, mais il y a aussi une contradiction qu’elle semble ne pas vouloir noter. Si le tuteur dans le mariage est une exigence de la religion, et si l’Islam est reconnu comme religion d’Etat dans l’article 2 de la Constitution, vouloir le supprimer constitue aussi une contradiction. Alors, contradiction pour contradiction, pourquoi toujours cette tendance à bousculer les gens dans leurs convictions les plus profondes?

    • 4ème partie (avec possibilité d’une 5ème :p
      Il y a aussi un point que tu as soulevé concernant la liberté, la sécurité et que cela soit garanti par l’état. Au niveau de la loi, cela est garanti, et bien avant la loi modifiée dernièrement sur les violences faites aux femmes.. Pour en avoir fait l’expérience, et même durant les années “difficiles”, je peux témoigner (puisque les cas personnels sont pris maintenant comme règle générale) que les procédures judiciaires sont respectées tant qu’une plainte en bonne et due forme est déposée. Dans l’interview de Maitre Assoul (tu remarqueras que je respecte son “Grade”, et que j’ai du respect pour elle, même si je suis en désaccord avec elle sur certains points) qui reste malgré tout une “politicienne” alors que je ne m’exprime moi qu’en tant que simple citoyenne. Elle dit : “Si vous vous plaignez, attendez-vous à ce qu’on vous dise : «Pourquoi êtes-vous sortie à cette heure-ci de la nuit ?» Oui, on pourrait le dire en effet, mais que cela ne devienne pas le discours négativiste ou défaitiste qu’on entend aujourd’hui. A propos “hier” c’est juste avant aujourd’hui😉
      Et aujourd’hui, une jeune fille s’expose sur son compte facebook avec le visage tuméfié, elle dit que c’est sa “première” agression (parce qu’elle est chauffeur de taxi). ça commence bien, on est en plus dans l’acceptation. Elle prend ses “amis” à témoin, mais elle ne veut pas déposer plainte. Pourquoi? Parce que les policiers n’ont pas voulu aller avec elle arrêter l’agresseur. Donc, s’il y a meurtre, la victime sera aussi chargée de l’enquête et d’arrêter le tueur? Et ce discours est largement relayé, massivement diffusé, au point de faire les unes des journaux, et personne pour dire que lorsqu’il y a agression, il doit impérativement y avoir plainte pour que la Justice fasse son travail. La Justice maintenant se fait sur facebook! Reb7et!

  2. C’est vrai qu’elle est insultante la photo de la maire de Paris avec les femmes en haïk. Et pourquoi elle assise et les autres debout? Contrairement au tollé provoqué en France par une ministre, on a entendu personne protester ici contre cette mascarade. Je me demande qui a eu l’idée géniale de cette initiative. C’est une honte!

    • Oui je l’ai trouvee scandaleuse, avec la maire de Paris et celui de Bordeaux…
      L’epoque de “arfa3 rassek ya ba” a ete si ephemere qu’elle n’a pas depasse le stade du discours.
      Mais peut-etre que chedda passe mieux que le haik tant que c’est en presence d’El aziz et de son cher invite et son ex maitresse…

  3. Quand j’ai écrit ce post, je ne savais pas qu’il y avait une actualité “brulante” (ou simple écran de fumée?)
    http://www.aps.dz/societe/39489-cedaw-la-r%C3%A9vision-des-r%C3%A9serves-de-l-alg%C3%A9rie-se-fera-dans-le-respect-de-la-charia
    L’Algérie est en devoir aujourd’hui de réviser ses réserves concernant la convention Cedaw,
    https://treaties.un.org/Pages/ViewDetails.aspx?src=TREATY&mtdsg_no=IV-8&chapter=4&lang=fr#EndDec
    Mounia Meslem parle du paragraphe f de l’article 2 qui dit “f) Prendre toutes les mesures appropriées, y compris des dispositions législatives, pour modifier ou abroger toute loi, disposition réglementaire, coutume ou pratique qui constitue une discrimination à l’égard des femmes;”
    et du paragraphe a de l’artile 16 “a) Le même droit de contracter mariage;”
    http://www.un.org/womenwatch/daw/cedaw/text/fconvention.htm
    L’Algérie pourra-t-elle jongler longtemps entre ses “préceptes fondamentaux de la Charia islamique”, et des conventions internationales pourtant clairement contraires à ses principes? Fahmouna!

    • Je ne savais pas non plus quand j’ai posé la question que Maître Benbraham avait répondu déjà sur la Radio algérienne, une interview qui vaut son pesant de kibibytes :p
      http://www.radioalgerie.dz/chaine1/ar/%D8%AD%D9%88%D8%A7%D8%B1-%D9%81%D9%8A-%D8%AD%D8%AF%D8%AB
      [audio src="http://podcast.radioalgerie.dz/sources/Chaine1/mp3/49289f7f-f6c4-4aa3-a641-5673fbde5d9d.MP3" /]
      Comme c’est le cas avec Maître Assoul, je ne suis pas forcément d’accord en tous points avec Benbraham, ni avec toutes ses positions, mais je la respecte beaucoup en sa qualité de Juriste avisée.
      Elle parle de cette résolution de l’assemblée européenne
      http://www.assembly.coe.int/nw/xml/XRef/Xref-XML2HTML-fr.asp?fileid=17025&lang=fr
      Heureusement que mon post est daté d’avant cette interview, on pourrait croire que je l’ai plagiée :O

      • Tu es accusee de certaines choses (sur mon Twitter) mais pas de plagiat🙂

        J’ai ecoute l’intervention de Benbrahem. Je l’aime bien aussi mais helas, ici comme ailleurs, elle tombe souvent dans le wantoutrisme et ses informations sur ce qui se fait ailleurs ne sont pas toujours exactes. Choses qui decredibilisent en partie son propos.

        Maintenant, ce qu’elle dit par rapport a la resolution europeenne et aussi des traites dont beaucoup se fichent et qui peuvent etre utilises comme pretexte est vrai. Et comme je l’ai dit plus haut (ou plus bas) il faut avoir les moyens de sa politique.
        Sinon klak boubi…

        • Pas de terroriste passive j’espère? :p
          “accusations” : sport facile, accessible à tous, jeunes ou vieux, ne nécessitant aucun matériel [argumentaire], peut se pratiquer en intérieur comme en extérieur, en individuel comme en groupe, et qui brûle très bien les neurones🙂
          Pour Benbraham, tout à fait d’accord.

    • Je vais commenter dans le desordre.

      La question des differents traites internationaux signes par un etat est problematique, quel est le mieux entre ne pas y adherer et y adherer avec des reserves dont nul ne saurait dire combien de temps elles pourrait tenir? Dans les deux cas de figure, il faut s’en donner les moyens de sa politique…

      Je vais prendre en exemple le pays que nous aimons tous. A une conference la semaine passee, j’ai appris que la cours europeenne des droits de l’homme (CEDH) a condamne la France pour ne pas avoir transcrit a l’etat civil des naissances a l’etranger par mere porteuse (GPA). La GPA n’est pas legale en France et la CEDH n’oblige pas la France a la legaliser. Pourtant des couples Francais y ont recours dans les pays ou c’est legal et reviennent donc avec des enfants en demandant a leur etat de les “reconnaitre”, sous peine de condamnation de la CEDH. Bref, l’etat Francais est coince.

      J’ai regarde les reserves des autres pays a majorite musulmane et elles ressemblent beaucoup a celles de l’Algerie. Je me dis qu’ils peuvent faire bloc ensemble et resister plus longtemps. Mais j’ai que d’autres pays ont emis des reserves sur les reserves de ces pays-la pour dire qu’ils ne collent pas aux objectifs de la convention… Voila, problematique. C’est vrai aussi pour des organisations telles que l’OMC et donc le libre echange, etc. avec des implications toutes aussi serieuses.

      • Si tu légalises le mariage pour “tous” tu dois légaliser la “GPA”, c’est dans la logique des choses. Par contre si tu as en article 2 de ta constitution que tu as une religion comme fondement de ton existence, et qui est elle en complète contradiction avec des textes internationaux, la logique voudrait que l’intérieur prime sur l’extérieur. Et que les principes fondamentaux ne soient pas ébranlés à tout bout de champ. Malheureusement, on dirait que nous n’avons que la politique de nos moyens et pas le contraire, puisque même le “bloc” dont tu parles a été pulvérisé. C’est chacun pour soi et sauve qui peut:/

        • On ne va pas entamer ce sujet ici, il y aurait beaucoup a dire.

          Je dirais plutot que les traites que l’etat envisage de signer, en plus des precautions juridiques d’usage, devraient pour certains etre ratifies par les representants du peuple et de ses interets. Ce qui m’amene a mon sujet favori, avoir un parlement reellement representatif avec un reel pouvoir, etc. Et c’est aussi une autre histoire.

  4. Quelle belle histoire ce serait!
    Je suis tout à fait d’accord, et mon intention n’était pas non plus d’entamer ce sujet-là, ou d’autres qui concernent la France, l’Europe ou les USA. Tant qu’ils ne s’intéressent pas à moi bien sur. D’ailleurs même les propos de la Rossignol, ministre des femmes de France, ne m’ont intéressé que parce que je retrouve son discours “chez moi”, ici en Algérie. Malheureusement, le discours du colonialiste d’hier (néo-colonialiste aujourd’hui) a été repris tel quel par ceux-là même qui affichent la fierté de l’avoir combattu. Je n’ai pas voulu encombrer le post avec des vidéos, et des extraits, d’ailleurs, j’ai rassemblé assez de matière entre-temps pour réécrire peut-être ce post en mode “article scientifique”, tu crois que Intymag me publierait? :p

    Alors, voici un spécimen de ce “discours”. Je n’ai pas vu toute l’émission. Je n’aime pas les débats de ce genre. ce qui m’intéresse c’est l’extrait où la dame parle au nom de Hassiba Benbouali (on récupère tout ce qu’on peut) et ne comprend même pas ce que signifie “الله يتقبلها في الشهداء”

    Elle parle d’uniforme venu d’Iran, mais ne sait pas que Frantz Fanon avait qualifié le Haïk comme tel (uniforme) dans le même livre, et au même chapitre : “La femme prise dans son voile blanc, unifie la perception que l’on a de la société féminine algérienne. De toute évidence, on est en présence d’un uniforme qui ne tolère aucune modification, aucune variante.”

  5. J’ai lu les tweets sur ton compte, ça va rien d’alarmant🙂
    Au contraire c’est globalement positif. Je suis contente d’avoir eu d’aussi généreuses appréciations, ça fait plaisir quand on planche sur un texte sérieusement. J’aurai aimé avoir le commentaire de la concernée par ma critique (qui n’est pas méchante, ma critique, mais c’est une critique😉
    Je relèverai aussi le dernier tweet qui me recommande de “laisser la religion de coté” parce que j’aurais avoué que je ne savais pas de quoi je parlais?! Il ya une différence entre “ne pas être habilité à faire quelque chose” et ne pas “connaitre cette chose”. Un médecin, peut tout en ayant obtenu tous ses diplomes de praticien, ne plus être habilité à pratiquer la médecine, provisoirement ou définitivement.
    Je n’aborde pas la question du coté religieux, parce que c’est en général et surtout sur internet un débat stérile et qui tourne indéfiniment en rond. Ensuite, parce que du point de vue théologique, et sur la question du Hidjab entre autres, la littérature ne manque pas. Et enfin, parce que l’Algérie a connu assez de malheurs comme ça (et le monde aujourd’hui) parce que tout le monde et n’importe qui s’autorise à parler de religion (du point de vue théologique, du halal et du haram) en toute ignorance, mais tant qu’on parle d’Islam tout est permis. Moi je me défends de parler de théologie ou de religion parce que je suis pas habilitée à le faire, mais je sais ce en quoi je crois, je ne suis pas ignorante de ma religion. Toute la différence est là.

    Un exemple parmi tant d’autres, Madame Zineb El Mili, une femme de caractère, un caractère trempé d’accord, et je suis d’accord avec elle sur certains points. Elle a son propre tafssir du Coran et des versets, mais semble renier aux autres leur tafssir. Elle dit qu’elle “sait” de quoi elle parle (entre la 41′ et la 52′)

    Mais sur cette vidéo, elle se trompe sur un verset, elle invente en fait un verset à partir de deux versets différents.L’erreur aurait pu passer, si elle ne l’avait pas répétée deux fois, et le journaliste lui dira ensuite qu’elle a une excellente mémoire:/ (entre 4,18′ et 5’27”)

    les versets sont le 16 de la soura 50 et le verset 85 de la soura 56

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